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EnquêteLe patron du football mondial inaugurera le 11 juin, avec Donald Trump, une Coupe du monde 2026 aux dimensions hors norme. Plus de pays, plus de matchs, plus de recettes… le rendez-vous sera à l’image de la politique qu’il met en œuvre depuis son arrivée à la tête de la FIFA, il y a dix ans : faire fructifier les affaires de l’organisation pour mieux enrichir les fédérations nationales et surtout asseoir son pouvoir.

« Dans la flatterie, aucune précaution à prendre, aucune limite à respecter. On ne va jamais trop loin. » Gianni Infantino connaît-il cette formule souvent attribuée au dialoguiste Michel Audiard ? Ce 5 décembre 2025, sur la scène du Kennedy Center, à Washington, le président de la FIFA, la fédération sportive internationale du football, l’applique dans tous les cas à la lettre, avec zèle.

Devant les médias du monde entier, ce jour-là, doivent être tirés au sort les groupes de la Coupe du monde, prévue du 11 juin au 19 juillet, aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada. Fringant et souriant, Gianni Infantino, 55 ans, veut profiter de l’événement pour rendre hommage à une personnalité. Aucun compliment n’est trop beau pour louer les qualités de ce dirigeant qui a permis d’obtenir « les premiers véritables progrès au Moyen-Orient depuis des décennies ».