Kevin Veyssière, expert en géopolitique du sport : "La FIFA est très complaisante, en la personne de Gianni Infantino vis-à-vis de Donald Trump"
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Moins d'une semaine avant le lancement du Mondial. La Coupe du monde de football 2026, organisée du 11 juin au 19 juillet, pourrait être l'une des plus importantes en termes de géopolitique depuis plusieurs éditions. La majorité des rencontres (près de 75% des matches) se déroulant aux États-Unis, plusieurs questions se posent restent en suspens quant à la politique menée par Donald Trump.
La présence de l'Iran, nation qualifiée pour la Coupe du monde mais en conflit militaire avec l'armée américaine, cristallise notamment l'attention des observateurs géopolitiques, alors que les deux nations pourraient en théorie s'affronter lors des phases finales si leur parcours respectif les emmène jusqu'à ce stade de compétition.
Pour Kévin Veyssière, expert en géopolitique du sport et auteur de Mondial 2026 (publié aux éditions Max Milo), la situation "prend en tout cas une tournure particulière" puisque si l'Iran est qualifié sportivement. "Ils n'ont pas de visa américain, et leurs trois matchs ont lieu... sur le sol américain", souligne-t-il dans un entretien à RTL ce vendredi 5 juin. L'équipe nationale iranienne doit rencontrer la Nouvelle-Zélande dans la nuit du lundi 15 au mardi 16 juin prochain, à Los Angeles. Mais à l'heure actuelle, les joueurs n'ont reçu qu'un visa pour le Mexique, où leur camp de base a finalement été délocalisée.













