Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Union européenne Union européenne Union européenne S’appuyant sur 30 000 bordereaux d’exportation collectés pendant quatre ans, l’ONG Global Echo Litigation Center révèle une fraude systématique sur l’origine des produits agricoles issus des colonies en Cisjordanie occupée et dénonce la complicité de l’Europe. Article réservé aux abonnés A quelques jours de la réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE), le 15 juin, à Luxembourg, l’organisation non gouvernementale (ONG) Global Echo Litigation Center veut dénoncer la « complicité de l’Europe dans la dépossession des Palestiniens, par le biais du commerce agricole des colonies ». En 405 pages, tout à la fois enquête et plaidoirie, le rapport, intitulé Importing Occupation, décrit, par le détail, « un système complexe » et frauduleux par lequel les produits agricoles originaires de colonies israéliennes implantées en Cisjordanie, mais aussi du plateau du Golan syrien occupé, entrent sur le marché européen en bénéficiant de tarifs préférentiels. Il incrimine aussi de possibles violations, par les pays occidentaux, du droit international. Des dizaines de rapports de chercheurs ou d’organisations ont déjà dénoncé, par le passé, l’exportation des biens issus des colonies, et des actions de boycott sont régulièrement organisées dans les pays occidentaux. Mais Global Echo dit apporter des statistiques inédites qui dévoilent bien plus que de simples cas de fraudes. C’est un système que l’ONG révèle par le recoupement de 30 000 bordereaux d’exportation concernant plus de 6 800 envois de produits agricoles depuis ces territoires occupés de Cisjordanie vers l’étranger, entre octobre 2017 et février 2026. Ces documents collectés pendant quatre ans ont ensuite été croisés avec des données gouvernementales sur les parcelles agricoles, des enquêtes de terrain et des entretiens avec des représentants de sociétés exportatrices, d’usines de conditionnement et de producteurs israéliens. Il vous reste 75.08% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.