Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète PFAS PFAS PFAS L’acide trifluoroacétique est désormais officiellement considéré comme « toxique pour la reproduction suspecté ». Une décision qui pourrait avoir des effets en cascade tant cette molécule, la plus petite de la famille des PFAS, est présente dans l’eau potable et les aliments. Article réservé aux abonnés C’est un accident industriel invisible, mais d’une ampleur historiquement inédite, qu’entérine l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA). L’instance de l’Union européenne a annoncé, mercredi 10 juin, que son comité d’évaluation des risques s’était accordé sur la classification de l’acide trifluoroacétique (TFA) – le « polluant éternel » (aussi appelé PFAS, pour substance per- et polyfluoroalkylées) le plus fréquemment détecté dans l’eau, les sols et la chaîne alimentaire. Le comité, dont les experts sont nommés par les Etats membres, considère que le TFA est un « toxique pour la reproduction suspecté » (dit « reprotoxique 1B ») et qu’il est, en outre, « très persistant et très mobile » dans l’environnement – « ce qui peut entraîner une contamination diffuse et très durable des ressources en eau », précise l’agence. L’évaluation de l’ECHA est d’autant plus alarmante que l’imprégnation de la population européenne est généralisée et que son exposition augmente rapidement depuis trois décennies. Des mesures effectuées dans des échantillons de vins européens indiquent que la concentration en TFA progresse avec célérité depuis les années 1990, signe d’une accumulation constante dans l’environnement. Il vous reste 80.85% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
PFAS : l’Agence européenne des produits chimiques entérine la dangerosité du TFA, polluant éternel omniprésent dans l’eau et la chaîne alimentaire
L’acide trifluoroacétique est désormais officiellement considéré comme « toxique pour la reproduction suspecté ». Une décision qui pourrait avoir des effets en cascade tant cette molécule, la plus petite de la famille des PFAS, est présente dans l’eau potable et les aliments.











