Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs PFAS PFAS PFAS Une étude menée par des scientifiques et des journalistes du Forever Pollution Project, coordonnée par « Le Monde », démontre l’inefficacité de la dépollution et l’urgence d’une restriction drastique des émissions. Article réservé aux abonnés Un coût vertigineux pour une efficacité dérisoire. Equiper massivement l’Europe de technologies de décontamination retirerait moins de 2 % des émissions annuelles de substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS), ces composés chimiques ultra-persistants et associés à un nombre croissant de maladies. Un chiffre si faible que les scientifiques Ali Ling (Université de St. Thomas, Minnesota, Etats-Unis) et Hans Peter Arp (Université norvégienne de sciences et de technologie) ont d’abord cru à une erreur de calcul. C’est pourtant l’enseignement majeur de l’étude qu’ils ont publiée, lundi 6 juillet, dans la revue Environmental Science : Processes & Impacts, avec trois journalistes du « Forever Pollution Project », dont deux autrices de ces lignes – une collaboration journalistique et interdisciplinaire, coordonnée par Le Monde, qui a révélé l’ampleur de la contamination du continent européen par les PFAS. Lire aussi le premier volet de notre enquête sur les PFAS, paru en 2023 | Article réservé à nos abonnés Révélations sur la contamination massive de l’Europe par les PFAS, ces polluants éternels A l’occasion du Forever Lobbying Project, le second volet de cette enquête internationale, paru début 2025, ces mêmes journalistes et chercheurs avaient déjà estimé le coût exorbitant de la dépollution des PFAS en Europe : environ 100 milliards d’euros par an si rien n’est fait pour arrêter les émissions de « polluants éternels » – un scénario d’investissements très ambitieux, qui sert de base à l’étude. Un cauchemar logistique et financier, confirmé un an plus tard par des travaux de la Commission européenne. Il vous reste 76.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.