Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Recherche scientifique Recherche scientifique Recherche scientifique Dans des vidéos sur les réseaux sociaux, l’ancien doctorant et vulgarisateur Geng Hongwei révèle des soupçons de manipulation de données dans les publications de scientifiques chinois de premier plan. Article réservé aux abonnés Le 11 mai, lors d’une conférence sur « l’avenir de la science chinoise » à l’Université polytechnique orientale de Ningbo (Chine), le professeur Rao Yi, président de l’université médicale de Pékin, a lancé un plaidoyer pour le métier de chercheur, « permettant à l’humanité de préserver sa noblesse d’âme » et un réquisitoire contre la fraude académique. La Chine, désormais une des grandes puissances scientifiques, détiendrait actuellement, selon lui, le « record mondial des manquements académiques ». En cause : une falsification quasi industrielle de publications scientifiques. Rao Yi a fustigé un système qui « lie étroitement les financements publics de la recherche à l’importance des titres honorifiques des chercheurs ». Or, en Chine – comme ailleurs –, ces titres s’obtiennent en grande partie grâce à l’accumulation de publications scientifiques, en particulier dans les revues prestigieuses. Cette pression du « publier ou périr » a transformé, selon Rao Yi, « les subventions publiques en récompenses personnelles plutôt qu’en soutien à la recherche ». Une telle logique a conduit à l’émergence de clans académiques où chacun valide les travaux des autres, et à la banalisation de la tricherie. Il vous reste 79.23% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.