Le West African Senior School Certificate (WASSCE) est un examen décisif. Depuis des décennies, il constitue la porte d’entrée vers l’enseignement supérieur dans cinq pays : le Ghana, le Nigeria, la Sierra Leone, le Libéria et la Gambie. Mais est-il équitable ?
David Baidoo-Anu et Monsurat Raji affirment que leur recherche montre que les préjugés culturels dans les questions d'examen peuvent pénaliser les étudiants. Ces biais apparaissent à travers la langue, les contextes et les exemples utilisés. Cela soulève une question de fond : que mesure réellement une évaluation standardisée lorsqu'elle prétend évaluer les « aptitudes » des élèves.
Pourquoi les élèves des cinq pays passent-ils le même examen ?
L'examen est organisé par le West African Examinations Council. Celui-ci a été créé en 1952, pendant l'ère coloniale pour superviser les examens standardisés dans les pays d'Afrique de l'Ouest qui étaient sous domination britannique.
L’objectif initial était de coordonner les évaluations dans toute la région. Les universités et les employeurs pouvaient ainsi interpréter et comparer les diplômes de manière cohérente. De leur côté, les étudiants pouvaient saisir des opportunités qui s'offraient à eux au-delà des frontières.












