Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Immigration et diversité Immigration et diversité Immigration et diversité Analyse Jacques Mandelbaum Journaliste au service Culture A quelques jours de la sortie du film « Disclosure Day », la Maison Blanche détourne l’imaginaire lié aux « aliens » pour servir son discours et sa politique anti-immigration. Publié aujourd’hui à 10h00, modifié à 10h32 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Deux importantes manifestations extraterrestres viennent de se produire dans l’atmosphère américaine. La première, mise en lumière par le président Donald Trump, a consisté, durant le mois de mai, en la déclassification et la divulgation sur le site du ministère de la guerre américain de 162 éléments du dossier « aliens » qui dormait dans le secret des archives du Pentagone, du FBI et de la NASA. La seconde, mise en scène par Steven Spielberg, sort dans les salles de cinéma le 10 juin en France et deux jours plus tard aux Etats-Unis sous le titre Disclosure Day (« le jour de la révélation ») et entend dire enfin toute la vérité sur la présence d’extraterrestres sur notre planète. La collusion de ces deux événements fait pourtant apparaître que c’est bien le terrestre qui prime en la matière, dût-il engager quelques extras. En d’autres termes, l’œil rivé sur le cosmos, l’homme est-il seulement capable d’y voir autre chose que lui-même ? Plus encore – dans un pays où 47 % des habitants pensent que les extraterrestres ont déjà visité la Terre et qu’une partie non quantifiée d’entre eux croit en une théorie complotiste qui veut que l’ancienne candidate démocrate à la présidence Hillary Clinton soit en réalité une femme-lézard –, comment négliger ce formidable levier de croyance et de frissons pour dire ce que l’on a à dire et faire ce que l’on a à faire ? Les documents déclassifiés par Donald Trump forment une anthologie s’étalant des années 1940 jusqu’à nos jours, brassant des images d’objets volants non identifiés, de témoignages d’aviateurs ou de cosmonautes, et des bizarreries diverses et erratiques. Il vous reste 71.38% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.