Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Handicap Handicap Handicap Plusieurs films récents mettant en scène des personnages souffrant de problèmes auditifs ont eu à cœur de reproduire l’expérience sonore vécue par les protagonistes. Dans le dessein d’améliorer ainsi la compréhension de ces handicaps. Article réservé aux abonnés Brouhaha, klaxons, tumulte de la foule qui exulte, beats électro… Plongée dans la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024, Elisabeth, l’héroïne malentendante de A Second Life, long-métrage de Laurent Slama en salle le 10 juin, vit des montages russes sonores. La trentenaire déprimée, incarnée par Agathe Rousselle, ressent la frénésie de la ville avec brutalité. Le film donne à entendre ce que le personnage perçoit, selon que ses appareils auditifs sont allumés ou non, bien ou mal réglés. « Cette restitution est forcément approximative, aucune personne valide ne pourra jamais accéder à l’expérience d’une personne en situation de handicap. Mais j’ai pensé que le cinéma était le bon endroit pour nous familiariser avec cet entre-deux, entre le monde des entendants et le silence de la surdité », explique le réalisateur. Qu’une personne sourde ou malentendante soit mise en scène sur grand écran n’a rien de nouveau. Cette déficience était déjà au cœur de scénarios de film noir (Sur mes lèvres, de Jacques Audiard, en 2001, de retour au cinéma le 10 juin également, en version restaurée 4K) ou de comédie familiale (La Famille Bélier, d’Eric Lartigau, en 2014, objet de multiples remakes à l’étranger, dont l’italien Au-delà des mots, disponible sur Netflix depuis le 3 avril). Il vous reste 74.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
De « A Second Life » à « Sorda », le cinéma dans l’oreille des sourds
Plusieurs films récents mettant en scène des personnages souffrant de problèmes auditifs ont eu à cœur de reproduire l’expérience sonore vécue par les protagonistes. Dans le dessein d’améliorer ainsi la compréhension de ces handicaps.








