Les sons des films de cinéma, ceux de la nature et des animaux, l’apprentissage du son pour les personnes aveugles… Voici trois super podcasts qui nous permettent de voir avec les oreilles. Dans « Le chant de l’extinction », sur ARTE radio, les bruits de la nature sont aussi faits de silence… Illustration Arthur Grosjean Par Cloé Calame Publié le 23 juin 2026 à 14h00 “La Nuit rêvée de Jane Evelyn Atwood” (4/9) « J’essaye de vivre le film avec tout mon corps », dit Odile Converset au micro de Serge Daney. Aveugle de naissance, cette cinéphile est, en 1988, l’invitée du critique. Dans leur entretien pour Microfilms, elle explique qu’elle a développé sa passion grâce à l’état de concentration extrême avec lequel elle aborde cet art — en particulier celui de Godard, dont elle est amatrice. À partir du son, elle médite avec une grande finesse sur l’expérience du cinéma elle-même : un labyrinthe, au cœur duquel le spectateur trouve peu à peu, dit-elle, son « fil d’Ariane ». — C.C. “Le chant de l’extinction” Jeanne-Marie Desnos tend son micro aux chasseurs de sons et aux scientifiques (éco-acousticiens, audio-naturalistes) qui écoutent la nature. Ils enregistrent ce que nos yeux n’appréhendent pas : la façon dont les oiseaux forcent leur chant pour s’adapter aux bruits de la ville, les « détonations » d’un lac en train de fondre… Ils constatent que le silence, synonyme de perturbation écologique, s’installe dans les paysages : « Tous ces concepts un peu abstraits, la destruction du vivant, l’extinction de masse », liste-t-elle, deviennent manifestes. — C.C. “Dans le noir” L’écholocalisation permet à Boris de percevoir l’espace avec ses oreilles. Formateur pour des personnes aveugles, il explique la technique du « clic », qui consiste à émettre un son pour en écouter l’écho, « la réponse de l’environnement ». Ce procédé lui permet de prendre des repères jusqu’à 100 mètres de distance. Il enrichit aussi le sentiment de l’espace, en apportant des informations différentes de celles données par la perception visuelle. Une expérience à part entière, que retranscrit particulièrement bien cette réalisation en son binaural. — C.C. À lire aussi : Qu’est-ce que l’appropriation culturelle ? Trois podcasts pour aider à comprendre Radio & Podcasts Podcasts Arte Radio Trois podcasts sur… Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner