Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Les Décodeurs Les Décodeurs Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Agriculture & Alimentation Contrairement à d’autres pays, la France ne laisse pas la répartition de l’eau à la seule loi du marché, en confiant cette prérogative à des organismes locaux. Mais ce système est souvent critiqué pour son opacité et son déséquilibre à l’égard des nouveaux agriculteurs. Article réservé aux abonnés Comment répartir l’eau entre les agriculteurs ? Face aux dysfonctionnements de certains des organismes de gestion collective qui gèrent les volumes d’irrigation là où l’eau se fait rare, le projet de loi d’urgence agricole actuellement discuté au Parlement pourrait apporter quelques ajustements au système. Car aujourd’hui, les droits d’eau sont très inégalement répartis entre les agriculteurs dans les zones tendues en déséquilibre hydrique (dites « ZRE »). « Quelques personnes ont beaucoup de droits d’eau et d’autres regardent passer les trains », résumait Paul Carrère, président d’Irrigadour, le plus grand organisme de gestion collective de France, sur le site du syndicat agricole Modef des Landes, en 2024. Alors que seulement 18 % des agriculteurs recourent à l’irrigation, d’après des données datant de 2019 et 2020, les différences peuvent aussi être massives au sein même des irrigants. Ainsi, dans les ZRE du grand bassin Adour-Garonne, qui couvre le quart sud-ouest de la France, la moitié des volumes individuels d’eau sont accordés à seulement 10 % des irrigants, qui représentent à peine 2 % des agriculteurs, selon les calculs des Décodeurs. Chacun de ces gros irrigants consomme en moyenne autant qu’une ville de 5 000 habitants. Il vous reste 80.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Agriculture : pourquoi les plus gros irrigants captent la majorité de l’eau dans les zones tendues
Contrairement à d’autres pays, la France ne laisse pas la répartition de l’eau à la seule loi du marché, en confiant cette prérogative à des organismes locaux. Mais ce système est souvent critiqué pour son opacité et son déséquilibre à l’égard des nouveaux agriculteurs.







