Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement LOUISE QUIGNON POUR « LE MONDE » Planète Planète Planète Eau Eau Eau Par Léa Sanchez Publié aujourd’hui à 16h30, modifié à 16h35 Article réservé aux abonnés ReportageUne vingtaine d’éleveurs ont choisi de se détourner des cultures du maïs et des livraisons de soja pour l’alimentation de leurs troupeaux. Ce changement présente de nombreux bénéfices. C’est devenu un rituel. Sur ses terres verdoyantes du bocage mayennais, Christophe Mongodin a pris l’habitude, depuis quelques années, de scruter la pousse des prairies grâce à son herbomètre. L’éleveur de 56 ans pose à intervalles réguliers l’engin longiligne, prolongé d’un disque ovale, sur les tiges humides pour mesurer la hauteur et la quantité d’herbe disponible. En ce début de mai, les brins de la parcelle qu’il inspecte culminent à 13 centimètres. Il faudra encore patienter avant que ses 80 vaches laitières puissent venir y brouter. « Si je les amenais ici tout de suite, elles n’auraient pas assez à manger », détaille-t-il. L’agriculteur, également adjoint au maire de Colombiers-du-Plessis (Mayenne), mène, avec une vingtaine d’autres professionnels des villages voisins, une révolution, toute simple en apparence : optimiser l’exploitation des terres pour faire pâturer les troupeaux au maximum, en se détournant des cultures du maïs et des livraisons de soja. Les bovins de Christophe Mongodin et de son épouse, Laurence, vivent désormais davantage dehors, onze mois sur douze. Pour mener à bien ce changement, ils ont échangé des hectares avec des voisins, afin que leurs prairies soient rassemblées près de leur salle de traite. Elles ont été découpées en une soixantaine d’enclos. « L’objectif, c’est que les animaux pâturent chacun d’entre eux en vingt-quatre heures », résume l’éleveur. Il vous reste 79.92% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.