Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Handicap Handicap Handicap Malgré la surdité, l’autisme ou la trisomie, six candidats se préparent à prononcer un discours en public, mardi 9 juin, au Théâtre Mogador, à Paris, pour la finale de Tous éloquents. Article réservé aux abonnés « Je n’avais pas prévu d’être en finale, c’est un choc et une grande fierté. » Ce soir de mai, dans une salle de cours de l’université Paris-Dauphine-PSL, Quentin Lourenço retrouve les cinq autres finalistes qui participeront à la soirée Tous éloquents, organisée mardi 9 juin au Théâtre Mogador, à Paris. « Le prestige de cette salle, c’est un bel accomplissement », estime le jeune homme de 23 ans, d’une voix assurée, où se perçoit à peine une trace de bégaiement. C’est pourtant ce handicap qui l’a conduit à ce concours particulier, où chaque candidat arrivé premier dans sa catégorie (bégaiement, autisme, surdité, déficience intellectuelle ou visuelle, aphasie) prononce un discours en public, en surmontant son trouble de la communication. La soirée du 9 juin est l’aboutissement de trois mois de préparation, durant lesquels 65 candidats ont été coachés par des bénévoles de l’association Eloquence de la différence. Au fil des ateliers, ils ont appris à structurer leur propos et à travailler l’élocution, la gestuelle et l’aisance en public. Des phases finales ont départagé les candidats jusqu’à avoir un seul représentant de chaque catégorie de handicap, qui prépare un discours sur un thème imposé. Il vous reste 77.79% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.