Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag Théâtre Théâtre Théâtre Atteinte de la maladie neurologique, comme le héros du film « Plus fort que moi » du Britannique Kirk Jones, Nathalie Taniélian se raconte dans un spectacle drôle et bouleversant au festival « off » d’Avignon. Une vie marquée par cette pathologie débordante qu’elle a appris à ne plus haïr. Article réservé aux abonnés « Alive ». L’inscription orange barre un tee-shirt rose pétard. Vivante ? Nathalie Taniélian s’étonne de l’être encore à « 53 ans, deux mois et 12 jours ». « Le 17 mars 2024, à 5 h 20 du matin, j’étais prête. J’avais calculé que j’allais mourir à l’âge exact où ma mère est décédée », explique-t-elle. Cette aube-là, sagement allongée dans son lit, Nathalie Taniélian attend la faucheuse. En vain. Deux ans plus tard, elle pète toujours la forme. Et c’est par cette constatation heureuse que s’ouvre le spectacle qu’elle présente, pour la première fois, au festival « off » d’Avignon. Un seule-en-scène d’une heure, tour à tour hilarant, asphyxiant et bouleversant. Le titre original – 50 ans, c’est pas la mort – trompait un peu son monde. L’autrice-interprète y a adjoint un bonus explicite : Être Tourette, non plus. Car la comédienne à la personnalité foisonnante – « C’est plusieurs couches : Marseillaise, Arménienne, organisatrice de soirées techno, comptable… » s’amuse-t-elle en mimant l’empilement – y raconte largement plus que son rendez-vous manqué avec l’au-delà. L’histoire complexe de son demi-siècle d’existence. Une vie cabossée et pétaradante, percutée par la présence étouffante d’un passager imprévisible : le syndrome Gilles de la Tourette. Il vous reste 86.68% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.