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EnquêteDes mésanges plus agressives, des escargots qui s’éclaircissent, un plumage antipollution pour les pigeons… La faune des villes s’adapte au contexte citadin. Plasticité comportementale ou véritable évolution génétique ? Depuis dix ans, des chercheurs mènent l’enquête.
Leurs héros s’appellent Charles Darwin, Jane Goodall, David Attenborough… Comme eux, ces quadragénaires rêvaient de parcourir les grandes étendues sauvages. Ils avaient même commencé à le faire, en Indonésie, en Afrique ou dans les parcs nationaux américains. Passionnés de comportement animal pour les uns, d’écologie pour les autres, ils partagent une fascination pour cette théorie qui a bouleversé notre regard sur le monde vivant : l’évolution. Et leur vie a basculé.
Pour le Canadien Marc Johnson, de l’université de Toronto, ce fut lors d’un colloque sur les moustiques. « Un conférencier décrivait leur adaptation à la ville. Je me suis demandé : mais est-ce de l’évolution ? J’étais piqué », raconte le professeur de biologie.







