Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Affaire Lyhanna Affaire Lyhanna Affaire Lyhanna Une intense pression politique pèse sur le petit palais de justice, depuis la découverte du corps de la collégienne, le 4 juin. Alors que des inspecteurs sont attendus, des avocats qui fréquentent la procureure et l’ensemble des magistrats s’étonnent de la communication de Gérald Darmanin. Article réservé aux abonnés Au lendemain de la marche blanche à Fleurance (Gers) en hommage à Lyhanna, dont le corps a été retrouvé jeudi 4 juin, le tribunal judiciaire d’Auch renoue, lundi 8 juin, avec la vie ordinaire d’une petite juridiction. Le petit palais de justice trônant sur les hauteurs de la ville est sous intense pression politique, depuis que le ministre de la justice Gérald Darmanin a estimé vendredi 5 juin, à propos de cet « échec » collectif, que « [ses] circulaires n’ont pas été suivies », visant implicitement la procureure locale Clémence Meyer. Mais à l’intérieur du bâtiment, le calme règne en ce début de semaine. Peu de passage, peu de professionnels : l’émoi provoqué par le meurtre de la collégienne, dont est soupçonné un homme, Jérôme B., qui faisait l’objet d’une procédure pour viol suivie par le parquet d’Auch depuis octobre 2025 après son ouverture à Toulouse deux mois plus tôt, ne se voit pas dans les couloirs. Accroché à une porte dans le hall d’entrée, le « rôle » détaille les audiences au programme de la journée : 29 dossiers doivent passer dans l’une des trois salles d’audience en « comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité », sous la présidence d’un même magistrat du siège. Les faits relèvent de la délinquance la plus banale : vol par effraction, conduite sous stupéfiants, menace de mort sur conjoint… La grande affaire du moment, c’est le procès d’assises d’appel qui entame sa deuxième semaine dans la salle historique du rez-de-chaussée : Yassine El Azizi est jugé pour avoir fauché et tué en voiture une gendarme, Mélanie Lemée, à Port-Sainte-Marie (Lot-et-Garonne) en 2020. En première instance, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Il vous reste 70.73% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au tribunal d’Auch, au cœur de l’affaire Lyhanna, des avocats en défense des magistrats
Une intense pression politique pèse sur le petit palais de justice, depuis la découverte du corps de la collégienne, le 4 juin. Alors que des inspecteurs sont attendus, des avocats qui fréquentent la procureure et l’ensemble des magistrats s’étonnent de la communication de Gérald Darmanin.













