Si le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement publié en décembre 2025 par l’Autorité des marchés financiers (AMF) montrait que seulement 11 % des Français déclaraient utiliser l’intelligence artificielle (IA) comme source d’information, loin derrière le conseiller bancaire ou financier (42 %), l’analyse approfondie des données montre une « fracture générationnelle », selon l’institution, dans une édition spéciale de son baromètre publiée lundi 8 juin.
Les moins de 35 ans recourent beaucoup plus nettement à l’IA que leurs aînés : 19 % contre 4 % des plus de 55 ans, souligne l’AMF.
L’usage de l’intelligence artificielle comme source d’information varie également selon le profil social, progressant avec le niveau de diplôme et la position socioprofessionnelle. « Ainsi, parmi les personnes ayant un niveau d’études supérieur à bac + 2, ils sont 17 % à déclarer utiliser l’IA comme l’une de leurs sources d’information avant d’effectuer un placement. Ce pourcentage se situe à 5 % parmi les personnes sans diplôme ou titulaires du brevet des collèges », pointe l’AMF.
Les plus audacieux
Le recours à l’IA est particulièrement marqué pour les investisseurs les plus audacieux. Selon les données de l’AMF, 33 % des investisseurs en cryptoactifs, 24 % des investisseurs en crowdfunding (financement participatif) et 19 % des investisseurs en Bourse (détenteurs de produits d’investissement sur les marchés financiers, depuis un compte-titres ou un plan d’épargne en actions) déclarent utiliser l’IA comme source d’information avant d’effectuer un placement. Au total, « 29 % des Français prêts à accepter une plus grande part de risque pour leurs placements, dans l’espoir d’obtenir la meilleure rémunération possible, ont recours à l’intelligence artificielle pour s’informer en amont de leurs décisions », souligne l’AMF.













