Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance La multiplication des agents d’intelligence artificielle bouleverse le modèle économique du secteur. Le Crédit agricole crée une entreprise chargée de lui fournir des outils d’IA, afin de s’assurer que leurs coûts n’excèdent pas les économies générées. Article réservé aux abonnés L’heure des comptes a sonné. Après avoir encouragé les salariés à expérimenter l’intelligence artificielle (IA) dans tous les métiers, de manière souvent artisanale, les banques réclament un peu de méthode et de discipline. Préoccupées par l’explosion de la facture dans les prochaines années, elles veulent s’assurer qu’elles ne consacrent pas des fortunes à des choses inutiles. Mercredi 10 juin, le Crédit agricole a annoncé la création d’une entreprise ad hoc qui fournira des outils d’IA à l’ensemble du groupe, et garantira que les économies générées soient supérieures aux dépenses consenties, du moins à terme. Les banques espagnoles, très avancées dans ce domaine, ont déjà montré la voie. C’est le cas de BBVA, par exemple, qui a développé une filiale créant et facturant des services IA à toutes les entités du groupe, avec l’objectif de générer des bénéfices. « Nous voulons maîtriser ces coûts qui vont exploser. Il faut utiliser l’IA à bon escient », fait valoir Olivier Gavalda, directeur général du Crédit agricole. Les dérapages sont de plus en plus fréquents : dans les couloirs de la banque, on parle beaucoup de cette entreprise américaine, restée anonyme, qui a laissé ses codeurs informatiques faire tourner leurs machines à l’infini sur Claude (Anthropic), et y a perdu 500 millions de dollars (432 millions d’euros) en un mois. Ou encore d’Uber, qui a gaspillé en trois mois ce qu’il espérait dépenser sur l’année, et s’est donc résolu à plafonner les usages. Il vous reste 73.62% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.