Le gouvernement du Québec et ses homologues provinciaux avaient promis d’ouvrir la vente directe d’alcool aux consommateurs entre les provinces d’ici mai. Or, l’échéance est maintenant passée sans avancée concrète. La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) presse les gouvernements de passer de la parole aux actes et de respecter leurs engagements.« Le sentiment d’urgence du début de la guerre commerciale avec les États-Unis a disparu. Les vieilles habitudes de négociations entre les provinces reviennent au galop : c’est lent et ça ne mène à rien », déplore Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales de la FCEI.La semaine dernière, la FCEI a envoyé une lettre au ministre québécois de l’Économie — et à ses homologues au pays — pour dénoncer « le manque de transparence et de progrès dans la mise en œuvre de politiques sur la vente directe d’alcool aux consommateurs ».Pour rappel, l’ex-premier ministre François Legault avait annoncé au printemps 2025 vouloir travailler avec les autres provinces et territoires canadiens pour accélérer le commerce interprovincial. L’objectif était notamment de permettre aux consommateurs d’acheter et de se faire livrer des boissons alcoolisées canadiennes (vin, bière et spiritueux artisanaux) directement auprès de producteurs partout au pays. Aujourd’hui, cela reste impossible sans se déplacer dans la province d’origine ou passer par la Société des alcools du Québec (SAQ).
La fin des barrières interprovinciales à la vente d’alcool tarde à se concrétiser
La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante presse les gouvernements de passer de la parole aux actes.









