Publié le 07/06/2026 21:06
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Dans l’affaire Lyhanna, une plainte d’une mère pour viol sur sa fille de 10 ans, déposée en août 2025, visait un homme, Jérôme Barrella. Mais ce dernier n’a jamais été inquiété. Que s’est-il passé ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Quatre mois avant la disparition de Lyhanna, la justice avait déjà demandé le placement en garde à vue de Jérôme Barrella dans une autre affaire. Pourtant, il n'a pas été inquiété. Comment est-ce possible ?Ce dossier, ouvert le 22 août 2025, symbolise les dysfonctionnements. Une plainte est déposée à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch (Haute-Garonne) : une petite fille de 10 ans dit avoir été violée par Jérôme Barrella. Le parquet de Toulouse lance l'enquête. Cinq jours plus tard, l'enfant est entendue par les enquêteurs. En septembre et octobre, les examens médico-légaux et psychologiques sont réalisés. Ils confirment la présence de lésions. Les actes les plus urgents sont effectués.Le parquet de Toulouse envoie le dossier au tribunal d’Auch (Gers), le 28 octobre, car les faits se sont produits dans son périmètre. Mais il faut attendre deux mois, le 9 janvier, pour que l'enquête soit confiée à la gendarmerie de Lectoure, qui reçoit finalement des consignes précises le 23 janvier. "Il a été prescrit par le magistrat du Parquet un certain nombre d'actes d'enquête complémentaires, notamment un complément d'audition de la mère de la mineure, des auditions de témoins, des réquisitions téléphoniques", indique Clémence Meyer, procureure de la République d’Auch.Le magistrat demande aussi le placement en garde à vue de Jérôme Barrella. Pourtant, le 14 février, quand les gendarmes rendent compte de leurs investigations, ils n'ont pas entendu le suspect. Cette brigade territoriale, composée de seulement huit gendarmes, avait-elle les capacités de prendre en charge une telle affaire ? Certains spécialistes en doutent. "Dès lors que l'infraction initiale, qu'elle soit contraventionnelle, délictuelle ou criminelle, présente un caractère de sensibilité, de gravité, de complexité ou de sérialité, normalement ce dossier-là monte à l'étage supérieur auprès d'une brigade de recherche", assure Marc Rollang, porte-parole UNPRG La voix du gendarme.Le rôle de la gendarmerie est lui aussi au cœur de l'enquête administrative qui doit rendre ses premières conclusions dans deux semaines.














