Publié le 04/06/2026 20:54

Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min

Jérôme Barella, principal suspect dans l'affaire de la disparition de la petite Lyhanna, était déjà visé par plusieurs plaintes et signalements pour violences sexuelles sur mineur. La mère d'une petite fille de 12 ans, qui a porté plainte en août dernier, a accepté de se confier au 20 heures de France 2.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Chez elle, anonymement, elle a accepté de nous parler de celui qui a brisé sa vie et celle de sa fille. Elle a rencontré Jérôme Barella en 2024, de qui leur fille était très proche. "Je connaissais sa vie, ses problèmes de couple, pour moi c'était un ami. Il me proposait : 'Je suis sur Auch, est-ce que tu veux que je récupère ta fille ?'. Comme toutes les mamans célibataires, si quelqu'un nous tend la main, on prend", raconte la mère de famille. Il offrait à sa fille des pulls, des jouets, des goûters, dit-elle.L'été dernier, sa fille de 11 ans finit par lui avouer avoir été violée pendant près d'un an et toujours au domicile du suspect, à Montestruc (Gers). "C'est un papa de deux enfants qui est capable de faire ça. Je ne l'aurais jamais imaginé. Pourquoi ma fille ? Pourquoi il a fait ça ?", déplore-t-elle.En août, elle dépose d'abord plainte à la gendarmerie de Plaisance-du-Touch, en Haute-Garonne, qui d'après elle, fait parfaitement son travail. Mais dès lors que le dossier est transmis au parquet du Gers, fin 2025, elle n'a plus de nouvelles des enquêteurs. "J'appelais la gendarmerie chaque lundi matin pour savoir si quelque chose avait été fait, ne serait-ce qu'une recherche. Et au bout d'un moment, au téléphone, on me dit : 'Si vous n'arrêtez pas de nous appeler, on vous fera une main courante pour harcèlement", témoigne-t-elle.Pendant neuf mois, Jérôme Barella n'a jamais été entendu. Elle dit aux gendarmes qu'il pouvait recommencer, mais ces derniers ne lui auraient pas vraiment répondu : "'On s'en occupe'. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse ? Pour moi, ce n’est pas une réponse". À sa colère s'ajoute son sentiment de culpabilité : "Aujourd'hui, j'ai beaucoup de regrets. Parce que j'ai l'impression que sur ma tête, c'est écrit que ma fille a été violée. J'ai l'impression que je suis une mauvaise maman". Elle n'exclut pas désormais de porter plainte contre l'État.