Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture À voir ou à écouter ce soir À voir ou à écouter ce soir Le réalisateur Emmanuel Blanchard et l’historien Grégoire Kauffmann retracent la vie d’Esther Albouy, libérée par le GIGN en octobre 1983, après avoir vécu enfermée pendant trente-huit ans. Article réservé aux abonnés FRANCE.TV – À LA DEMANDE – DOCUMENTAIRE Lorsque le 19 octobre 1983, à Saint-Flour (Cantal), le GIGN force la porte d’une petite maison en pierre, ils découvrent avec horreur une femme voûtée, de 60 ans, Esther Albouy, enfermée, avec ses deux frères : Hubert, qui sort en marchant, pieds nus, vêtu d’un slip et les épaules couvertes d’un blouson en cuir noir et Rémi, momifié au fond d’une autre pièce, mort depuis trois ans, estimeront les médecins. Tondue à la Libération « pour avoir eu commerce avec les Allemands », selon l’expression de l’époque, Esther aurait ensuite été enfermée par ses parents, honteux de leur fille. Puis, à la mort de ces derniers, les deux frères auraient pris le relais, mais très vite la situation aurait dégénéré vers la folie. Dans l’indifférence. Seules les sœurs du carmel voisin ont alerté, à plusieurs reprises. Déclenchant, après de trop longues années, l’intervention des gendarmes. Au sordide de ce fait divers s’ajoute l’histoire séculaire des recluses, ces femmes qui, au Moyen Age, s’enfermaient volontairement pour expier leurs fautes ou se rapprocher de leur dieu, dans des bâtisses comme celle qui existe, justement, toujours à Saint-Flour, au bord de l’Ander. Faisant l’amalgame, les médias français et internationaux s’emparent de la « recluse de Saint-Flour ». Avant que l’histoire retombe dans l’oubli. Il vous reste 67.96% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
« La Recluse de Saint-Flour, contre-enquête », sur France.tv : retour sur un fait divers glaçant
Le réalisateur Emmanuel Blanchard et l’historien Grégoire Kauffmann retracent la vie d’Esther Albouy, libérée par le GIGN en octobre 1983, après avoir vécu enfermée pendant trente-huit ans.











