Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Séries Séries Séries La série du scénariste réunionnais Alain Moreau met en scène la violence et la perversion d’un système qui a longtemps alimenté l’économie française. Article réservé aux abonnés FRANCE.TV – À LA DEMANDE – SÉRIE En 1977, à peine plus d’un siècle après la proclamation d’émancipation aux Etats-Unis, un grand réseau américain, ABC, proposait aux téléspectateurs une saga qui embrassait tous les aspects de l’esclavage, la traque des Africains, la traite atlantique, l’économie de plantation, le commerce des êtres humains. Racines marqua un point d’inflexion dans le débat sur l’esclavage, la réalité de l’asservissement prenant le pas sur la vision révisionniste d’un Sud harmonieux que promouvait encore, en 1936, Margaret Mitchell dans Autant en emporte le vent, roman adapté au cinéma en 1939. En France, on n’est plus très loin du bicentenaire de l’abolition par la IIe République, et c’est seulement maintenant que le cinéma et les séries regardent l’esclavage en face. Sur grand écran se sont succédé Ni chaînes ni maîtres, de Simon Moutaïrou (2024), et Furcy, né libre, d’Abd al Malik (2026). Produit par le service public, Enchaînés tente courageusement, énergiquement et imparfaitement de faire entrer l’esclavage à la fois dans les codes de la fiction télévisée traditionnelle et – surtout – dans l’histoire de France. Il vous reste 71.33% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.