Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Arts Arts Arts Cent cinquante œuvres de l’artiste méconnue, élève et amie de Matisse, qui fonda une école d’art et une cantine, seront dispersées aux enchères lundi, au château de Villandry. Article réservé aux abonnés Marie Vassilieff (1884-1957) occupe une place bien ingrate dans l’histoire de l’art : celle de cantinière. En effet, durant la première guerre mondiale, elle nourrissait les artistes impécunieux dans son atelier de Montparnasse. Certes, les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse, mais Marie Vassilieff (Maria Ivanovna Vassilieva, de son nom complet) mérite mieux que cela. Or on ne retient d’elle qu’un banquet resté célèbre, celui organisé le 14 janvier 1917 en l’honneur de Georges Braque de retour du front après une grave blessure. Y assistaient une trentaine de convives, dont Henri Matisse, Pablo Picasso, Othon Friesz, Raoul Dufy, André Lhote ou Blaise Cendrars, et aussi Amedeo Modigliani, qui n’était pas invité. Il arriva déjà ivre et animé de l’envie d’en découdre : sa compagne, la poétesse Béatrice Hastings, était là avec son amant du moment. Vassilieff le mit elle-même dehors avec vigueur, avant d’immortaliser la scène dans un dessin qui, avec près de 150 autres de ses œuvres, sera vendu aux enchères, lundi 8 juin au château de Villandry (Indre-et-Loire), par les commissaires-priseurs Philippe et Aymeric Rouillac. Il vous reste 84.29% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.