« Nature morte dans le tramway » (vers 1909-1912), de Gabriele Münter. THE GABRIELE MÜNTER AND JOHANNES EICHNER FOUNDATION, MUNICH/ADAGP, PARIS, 2025

On n’en finit pas ces temps-ci, et c’est heureux, de mettre en lumière des artistes que l’histoire de l’art avait méconnus, par exemple parce qu’il s’agissait de femmes, ou pis encore, de « femmes de ». Ainsi, dans un passé encore récent, lorsqu’on évoquait l’artiste allemande Gabriele Münter (1877-1962), c’était moins pour son travail – largement ignoré – ou pour son engagement – elle fut cofondatrice en 1911 à Munich du mouvement Der Blaue Reiter (le Cavalier bleu) – que parce qu’elle fut, durant cette période, l’élève puis la compagne d’un autre des cofondateurs, théoricien redoutable et peintre de talent, considéré comme un des précurseurs, sinon l’inventeur, de l’art abstrait, Vassily Kandinsky (1866-1944).

Lire la critique d’une exposition sur « Der Blaue Reiter » (en 2016) :

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La parade du Cavalier bleu