« Le sport est un devoir » (2005-2006) et « Abraham sacrifie son fils » (2007), de Maria Lassnig, dans l'exposition « Vivre avec l’art empêche de se faner ! », à LUMA Arles, en mai 2025. MARIA LASSNIG FOUNDATION/ADAGP, PARIS, 2025/ VICTOR&SIMON/GRÉGOIRE D’ABLON

Maria Lassnig (1919-2014) est de ces artistes si parfaitement singulières et libres que sa trajectoire n’est guère explicable par l’histoire de l’art. Peut-être est-ce pourquoi elle a été si peu montrée jusqu’ici en France, alors qu’elle y fit des séjours et des rencontres remarquables. Une sélection de travaux sur papier, en 1995, au Centre Pompidou, une de ses peintures à Nantes, en 1999 : c’est peu. Au demeurant, elle n’a guère été plus exposée ailleurs, en dehors de son Autriche natale et des autres pays germanophones. Pour une artiste qui fut honorée d’un Lion d’or, en 2013, à la Biennale de Venise, cette rareté intrigue. L’exposition qui a lieu à Arles (Bouches-du-Rhône) n’en est que plus utile, en dépit du petit nombre d’œuvres : deux salles de peintures, une pour ses films et une dernière qui rassemble de façon confuse dessins et documents, ceux-ci plus ou moins utiles.

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