Écho de son époque, l’art se présente souvent comme un contrepoids social. Par la métaphore de notre rapport à la nature, l’exposition Un monde en commun propose ainsi un autre discours que celui qui divise et qui refuse la mixité culturelle.Bâtie sur l’idée de complicité entre l’art et l’environnement, la Fondation Grantham projette depuis six ans des valeurs nobles, telles la réciprocité et l’hospitalité — avec entre autres ses programmes de résidences de recherche. Un monde en commun, première exposition estivale à Saint-Edmond-de-Grantham, aurait très bien pu en être la manifestation fondatrice. Il y est question d’oiseaux qui nous observent les observer ou de plantes « collaboratrices », mais aussi du rythme marqué par les vents, l’eau et même les esprits.Développée sur la base d’une double collaboration, d’abord entre la Fondation Grantham et la Biosphère de Montréal, puis entre les commissaires Julie Bélisle et Josianne Poirier, Un monde en commun repose sur le principe d’un échange où tout le monde gagne. L’exposition respire un optimisme salutaire, en dehors des cataclysmes ou de la spoliation des ressources. La nature évolue en paix, sans prédateurs ni proies. La vie en rose ?
«Un monde en commun»: l’harmonie du vivre-ensemble
Une exposition comme antidote aux discours de mépris et de rejet















