Défenseurs de la démocratie ou enquêteurs opiniâtres, les journalistes sont aussi des personnages de fiction. Leurs multiples incarnations ont souvent modifié le regard du public, mais qu’en est-il de celui des principaux intéressés ? Dans la série 7e art et 4e pouvoir, qui se termine aujourd’hui, Le Devoir donne la parole à des journalistes de tous les horizons pour connaître leur perception du métier à travers le cinéma.

La trajectoire d’Étienne Fortin-Gauthier épouse à la fois la curiosité contagieuse du métier et les multiples façons d’informer. Ce diplômé en communication et en politique de l’Université de Montréal ainsi que du Collège universitaire Glendon, à Toronto, a collaboré aussi bien à La Voix de l’Est qu’au Devoir et à La Presse canadienne. C’est sans compter son passage remarqué à TFO, qui lui a permis non seulement d’explorer les multiples facettes de la métropole canadienne, dont son visage français, mais de parcourir le monde. De retour à Montréal, il est maintenant associé au service de l’information de la chaîne Noovo, offrant aussi de longs reportages à caractère immersif dans le cadre de la série Entre les lignes, accessible également sur Crave. De la réalité tragique des migrants à la frontière canadienne au quotidien bouleversant des paramédicaux en passant par les effets concrets des changements climatiques, la loupe d’Étienne Fortin-Gauthier reste bien collée sur le réel.Est-ce que le cinéma a marqué votre jeunesse, et, dans l’affirmative, de quelle manière ?