L’été rime avec blockbuster, ce à quoi aspire désespérément Masters of the Universe, adaptation cinématographique d’une ligne de figurines rivalisant de popularité dans les années 1980 avec les « bonhommes » Star Wars, G.I. Joe et Transformers. Réalisé par Travis Knight, qui n’avait pas mal fait en pilotant Bumblebee (2018), ce nouveau film mettant en vedette Nicholas Galitzine dans le rôle de Prince Adam — alias He-Man — ira vite rejoindre l’adaptation du même sujet en 1987 au rayon des navets.En 2023, le fabricant de jouets Mattel a eu la main heureuse en confiant la marque Barbie à la réalisatrice Greta Gerwig, qui a en a tiré une drôle de satire de l’image et de la place des femmes dans la société. Si Gerwig et le coscénariste Noah Baumbach ont visé juste en réinventant l’histoire de Barbie, Travis Knight a composé avec un scénario incohérent et des dialogues navrants.On ne s’étonnera donc pas de l’absence totale de chimie entre les rôles principaux, Galitzine et Camila Mendes, qui incarne Teela, amie d’enfance dont rêve encore Prince Adam, et son père maître d’armes Duncan (alias Man-At-Arms), joué par Idris Elba. Ni de la banalité de ce récit (les gentils contre les méchants) dont on ne prendra même pas la peine de relever les incohérences.
«Masters of the Universe»: histoire de jouets
Deux heures, c’est long pour cette œuvre qui cherche si elle doit être une comédie, un film d’action ou les deux.










