Publié le 04/06/2026 22:36

Temps de lecture : 1min - vidéo : 38min

Fausses factures, achats en liquide, clients fictifs... Partout en France, certains commerces sont devenus des machines à blanchir l’argent de la drogue. "Envoyé spécial" a filmé plusieurs narcotrafiquants qui dévoilent comment ils utilisent ces petites structures.

Et si l’épicerie était une blanchisserie ? De plus en plus de petits commerces inquiètent les forces de l’ordre. Ongleries, kebabs, épiceries ou barbiers, certaines de ces boutiques, partout en France, sont devenues des machines à blanchir l’argent de la drogue."Envoyé spécial" est parvenu à filmer plusieurs narcotrafiquants qui dévoilent comment ils utilisent ces petites structures pour blanchir discrètement l’argent issu de la vente de drogue. Revendeurs sur un point de deal, propriétaires de restaurant ou d’épiceries, collecteur d’argent sale, jusqu’au comptable qui maquille les comptes, certains de ces petits commerces sont désormais au cœur des trafics.Grâce à des systèmes de fausses factures et d’achats en liquide, ou la déclaration de clients fictifs pour artificiellement gonfler leurs recettes, ces boutiques hors-la-loi dissimulent l’origine d’une partie de leurs revenus et blanchissent ainsi l’argent des dealers juste au coin des rues.Comment les forces de l’ordre et les équipes de la municipalité de Montpellier tentent-elles de faire fermer ces petits commerces et condamner leurs dirigeants ? Le chiffre d'affaires du trafic de drogue en France métropolitaine atteignait 6,8 milliards d'euros en 2023. Ce montant a presque triplé depuis 2010.Un reportage de Mathilde Gautry, Samir Benguennouna, Benjamin Chabeau-Milot, Lionel Thillet, Julien Ferrat, Laurent Ferat et Alexandra Diaz / Cover Films, diffusé dans "Envoyé spécial" le 4 juin 2026.> Les replays des magazines d'info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo, rubrique "Les émissions".