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RécitDeux fonctionnaires de police ont été mis en examen pour « corruption » les 11 et 15 juin, soupçonnés d’avoir livré des informations sensibles sur des narcotrafiquants. Une affaire qui avait déjà conduit à la mise en examen du chanteur Gims.
Le réseau de blanchiment mis progressivement au jour par les enquêteurs de l’Office national antifraude étonnait par son ampleur financière. Les dernières investigations en dévoilent la force corruptive, et dressent le portrait inquiétant d’une véritable organisation criminelle internationale, brassant des sommes d’argent astronomiques, et capable de gangrener jusqu’aux services de l’Etat français.
Ce puissant réseau, présenté comme dirigé par Lahoucine A. S., un homme d’affaires installé au Maroc, avec la complicité d’un certain nombre d’associés, est soupçonné d’avoir blanchi 319 millions d’euros d’argent sale de 2019 à 2025, et plus de 1 milliard d’euros sur la dernière décennie. Le système, « de très grande ampleur, structuré et au fonctionnement quasi industriel », selon les termes de documents d’enquête judiciaire, fonctionnait sur un mécanisme de compensation entre, d’un côté, des espèces issues du trafic de drogue et de diverses activités illégales, et, de l’autre, des virements bancaires d’entreprises, justifiés par de fausses factures. Les fonds occultes étaient blanchis à l’étranger, notamment au Moyen-Orient, et transitaient par une myriade de sociétés fantoches.









