La députée du Parti conservateur du Québec, Maïté Blanchette Vézina, épouse l’argumentaire des fabricants de boissons énergisantes et refuse que Québec interdise la vente de ces breuvages aux mineurs.« Utiliser le décès d’un enfant pour se remonter dans les sondages, moi, je m’excuse, mais je pense que c’est sain de résister à ce populisme-là et de prendre le temps », a déclaré Mme Blanchette Vézina jeudi.La ministre de la Santé, Sonia Bélanger, compte déposer vendredi un projet de loi pour « prévenir les effets nocifs de la boisson énergisante sur la santé des jeunes ». Elle a en mains un rapport d’experts datant de 2023, qui recommandait d’interdire la vente de ces produits aux mineurs.Vu la fin imminente des travaux parlementaires, la ministre a besoin de l’appui de toutes les formations politiques pour faire adopter son projet de loi. Or, Mme Blanchette Vézina et le PCQ font bloc.En point de presse, Maïté Blanchette-Vézina a justifié son opposition en reprenant l’argument central de l’industrie, qui affirme que « les boissons énergisantes ne représentent que 11 % de la consommation totale de caféine chez les adolescents américains ». Elle a d’ailleurs reconnu avoir rencontré l’Association canadienne des boissons, qui représente les fabricants de boissons énergisantes.
Le Parti conservateur du Québec refuse d’interdire la vente de boissons énergisantes aux jeunes
Sa députée, Maïté Blanchette Vézina, reprend les arguments des fabricants de ces boissons.










