Publié le 04/06/2026 15:16

Mis à jour le 04/06/2026 15:17

Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min

En raison de la hausse des prix du carburant, les Français utilisent moins leur voiture. Lorsque conduire n'est pas une nécessité, ils privilégient volontiers les transports en commun, le vélo ou la marche.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Face à la flambée des prix du carburant, les Français laissent davantage leurs voitures au garage. Dans une station-service près d'Antibes (Alpes-Maritimes), où les prix sont toujours supérieurs à 2 euros le litre, les clients viennent moins fréquemment qu'avant. "Je prends moins la voiture. Quand je fais une virée à la plage, je prends le bus. Et la voiture, je la laisse à la maison. Ça devient trop cher", indique un automobiliste.Un jeune Niçois, lui, doit faire un long trajet aujourd'hui. Il reprend le volant à contrecœur : "J'utilise mon vélo électrique, surtout pour des trajets de ville. Après, pour des trajets plus importants, évidemment, c'est essentiel. Je fais quand même attention au prix que ça coûte maintenant", souligne-t-il.La consommation des Français en carburant continue de baisser comparée à l'an passé. Moins 11% en avril, moins 12% en mai. À Antibes, un touriste a laissé sa voiture au parking pour toutes ses vacances : "On vient à pied et on essaye de limiter et de rester dans le centre-ville. On est en vacances ici mais on ne va pas à l'extérieur". Trajets à pied, à vélo, transports en commun, télétravail ou encore covoiturage, les plans B ont été privilégiés ces dernières semaines. Des changements d'habitude pas forcément durables, selon Fabrice Godefroy, représentant d'automobilistes. "Si le carburant se remettait à un prix plus convenable, les habitudes reviendraient. On ne peut pas croire qu'aujourd'hui, les automobilistes prennent leur voiture pour le plaisir, ils la prennent parce qu'ils en ont besoin", estime-t-il.Une aide "grand rouleur de 100 euros a été mise en place par l'État. Plus de 630 000 Français en ont déjà fait la demande, selon le ministère de l'Économie.