Publié le 18/05/2026 13:49

Mis à jour le 18/05/2026 13:50

Temps de lecture : 1min - vidéo : 2min

Face à la flambée des prix du carburant, les automobilistes adaptent leurs habitudes. Entre pleins anticipés, trajets annulés et budget transport sous pression, la hausse de l’essence commence aussi à peser sur les recettes fiscales de l’État.

Ce texte correspond à une partie de la transcription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Plus de 2,29 euros le litre d'essence ce 18 mai à Lyon (Rhône). Le prix de l'essence n'a jamais été aussi élevé depuis le début de la guerre en Iran. Et, par peur de voir les prix grimper encore, un retraité est venu compléter son plein dans une autre station, comme il confie : "Dans une hypothèse où peut-être ça coûtera de plus en plus cher. On ne sait jamais, devant l'augmentation des prix du carburant, du brut, ça fait mal."Depuis le début de la guerre, le prix du sans-plomb 95 a grimpé de 19 %. C'est ce que met Joséphine dans son réservoir. Elle descend régulièrement dans le Sud, mais plus question de faire le trajet en voiture, elle raconte : "Si je dois faire un petit trajet, je prends le train. Je descends en transports en commun et après, je prends le train. Donc... Bah oui. Bah oui, quand même. C'est un budget." Un agent de sécurité, lui, a un budget de 300 euros par mois pour deux voitures. Il n'a pas le choix. Il rend moins visite à sa fille en Belgique. "J'ai ma fille qui est à l'étranger. Avant, on y allait, on va dire, deux, trois fois par mois. Et là, on y va peut-être une fois tous les deux mois", explique l'automobiliste.En avril déjà, la consommation de carburant avait chuté. Et, sur les 10 premiers jours de mai, c'est moins 30 %, selon le gouvernement. Avec l'augmentation du prix, l'État touche plus de TVA mais moins de rentrées d'argent sur une deuxième taxe, la TICPE. Salomée Ruel, professeur de management logistique à l'EMLV Business School, précise : "Il faut comprendre que cette taxe est fixe, c'est-à-dire qu'on a toujours le même nombre de centimes par litre qui est empoché par l'État. Et donc, si on va avoir moins de litres vendus, mécaniquement, l'État va empocher moins de cette taxe fixe."Résultat, les recettes fiscales auraient fondu de près de 300 millions d'euros sur les 10 premiers jours de mai, selon le gouvernement.