On joue ou on regarde ? Approuvé par le studio propriétaire de la licence James Bond, “007 First Light” brouille les pistes entre film et jeu vidéo. Du sport, de l’action, de la bagarre… Ce James Bond de console est grisant. L’acteur Patrick Gibson prête ses traits à James Bond avant qu’il devienne 007. Dans un jeu, pas au cinéma... IO Interactive Par Marion Michel Publié le 04 juin 2026 à 10h00 On connaît le nom du nouveau James Bond : Gibson, Patrick Gibson. Cet acteur irlandais de 31 ans, vu dans le rôle du tueur en série Dexter Morgan (jeune) dans le préquel Dexter : Les origines (2024-2025), succède donc à Daniel Craig, cinq ans après son ultime apparition dans le costume serré de 007 dans Mourir peut attendre (2021). Ce soubresaut dans le mercato bondien vous a échappé ? Normal, Patrick Gibson ne foule pas le plateau du prochain volet dirigé par Denis Villeneuve — sortie prévue en 2028 —, dont le casting pour trouver le futur 007 a d’ailleurs été lancé mi-mai… Mais l’écran du jeu vidéo 007 First Light, sorti le 27 mai. Produit par le studio danois IO Interactive (Hitman), le nouveau jeu vidéo de l’univers James Bond prend un parti pris osé : raconter ce qui ne l’a jamais été. Soit les premiers pas d’une jeune tête brûlée en cuir et col roulé, qui tape dans l’œil du MI6 pour finir dans le club super privé des doubles 0. Un récit d’apprentissage gadgets en main, et qui s’apprécie surtout pour son côté… cinéma ! Adoubé par EON Productions, la société originelle aux commandes des vingt-cinq films « officiels », puis par Amazon MGM Studios, qui a fini de racheter l’entièreté de la licence en 2025, 007 First Light s’impose comme la seule genèse qui compte — puisque même Ian Fleming, le père de James Bond, ne l’a jamais couchée sur papier. Si Hakan Abrak, CEO d’IO Interactive et réalisateur du jeu, insiste pour dire que « le jeu ne fait pas partie de la franchise », on se permet d’en douter tant il exploite les grammaires du septième art et du « Bond film ». Bien plus que la « gamification » du film GoldenEye (1995) avec son jeu vidéo associé — GoldenEye 007, sorti en 1997 sur Nintendo 64, où l’on incarnait un Pierce Brosnan en 3D (d’époque) rejouant une à une les actions du film —, 007 First Light crée l’inédit. Tout en respectant la matrice : la caverne de Q, les missions à l’étranger, M, etc. Top 007 On a classé tous les “James Bond”, du vilain petit calibre au charme de destruction massive Apogée de cette hybridation, encore jamais vue : une séquence d’apprentissage (maniement des armes, corps à corps, leçon de conduite) mise en scène comme dans un film de sport ou d’action, au montage hyper cut et où l’on garde pourtant la main à tous les instants. Joue-t-on à un film ou regarde-t-on un jeu ? « Depuis des années, les frontières entre jeu vidéo et cinéma deviennent de plus en plus floues », nous répond Hakan Abrak. C’est peu dire, et c’est réjouissant. Restos & Loisirs Cinéma James Bond Jeux vidéo Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner