Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International États-Unis États-Unis États-Unis A moins de six mois des élections de mi-mandat, de nombreux sénateurs du Parti républicain s’étaient opposés à la mise en place de ce fonds doté d’1,8 milliards de dollars. Le projet était par ailleurs gelé par un juge fédéral. Article réservé aux abonnés Battre en retraite, et le reconnaître les dents serrées : Todd Blanche avait le mauvais rôle, mardi 2 juin, au nom de l’administration Trump. Le procureur général des Etats-Unis par intérim – soit le ministre de la justice – a confirmé, lors d’une audition à la Chambre des représentants, l’enterrement de son projet controversé : la création d’un fonds d’indemnisation, doté de près d’1,8 milliard de dollars (1,54 milliard d’euros), censé profiter à des personnes victimes de supposées persécutions politiques sous la présidence de Joe Biden. « Nous n’allons pas de l’avant avec ce fonds, point », a résumé Todd Blanche. L’ancien avocat de Donald Trump reculait donc, après le gel de ce projet lundi par un juge fédéral, mais surtout face à la fronde sans précédent des élus républicains. Cette soudaine poussée éthique s’explique uniquement par le calendrier. A moins de six mois des élections de mi-mandat, de nombreux sénateurs ont ouvertement exprimé leurs critiques et réticences, refusant de voter en l’état en faveur d’un texte finançant les activités des services migratoires, auquel était attachée la création du fonds. Ce dernier avait vu le jour, au département de la justice, en conséquence du renoncement de Donald Trump à poursuivre le fisc devant les tribunaux, auquel il réclamait 10 milliards de dollars pour avoir permis la révélation ancienne de ses déclarations d’impôts. Il vous reste 71.95% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.