Entre dépenses publiques et réhabilitation des émeutiers du Capitole, le fond annoncé par l'administration de Donald Trump le 19 mai suscite l'agacement, jusqu'à son propre camp politique.

Publié le 22/05/2026 20:54

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L'actuel président des Etats-Unis Donald Trump et son prédécesseur Joe Biden à Washington DC le 20 janvier 2025. (SAUL LOEB / POOL)

La controverse politique bat son plein de l'autre côté de l'Atlantique depuis la création le 18 mai de ce fond d'1,8 milliards de dollars. Ce dernier vise à indemniser les personnes estimant avoir été injustement poursuivies en justice sous l'administration de Joe Biden.Des émeutiers du 6 janvier 2021 au Capitole ou des personnes accusées d’avoir tenté de renverser le résultat de l’élection de 2020 pourraient en effet bénéficier de cette somme. De quoi susciter l'indignation des démocrates et celle de certains républicains, camp de Donald Trump. Quelques assaillants du Capitole figurent même potentiellement parmi les bénéficiaires. Le chef de l'Etat avait pourtant déjà promis de gracier les assiégeants dès le jour de sa seconde investiture en 2025.Présents lors de l'assaut de janvier 2021, deux policiers portent plainte contre Donald Trump afin d'annuler la création de ce fond. Ces derniers refusent de "financer les insurgés qui ont commis des violences". Les républicains ne comprennent pas non plus que l’argent public puisse servir à indemniser des émeutiers, à l'image de nombreux Américains qui déplorent que leurs impôts soient redistribués à des soutiens de Donald Trump. À l’origine de ce fond ? L'abandon de la plainte du président états-unien contre l'Etat. Il réclamait 10 milliards de dollars après la fuite de ses déclarations fiscales lors de son premier mandat.