L’avocat Mark McCloskey n’y croyait plus. Mais, la semaine dernière, à l’annonce de la création par le gouvernement de Donald Trump d’un fonds d’indemnisation des personnes victimes de harcèlement politique par le pouvoir judiciaire américain, doté de 1,8 milliard de dollars, l’homme, figure forte de la droite américaine et défenseurs des insurgés du 6 janvier, s’est soudainement mis à rayonner.« Depuis le début de 2025 [marquant le retour des républicains au pouvoir], il ne semblait rien se passer sur ce front, alors, forcément, j’ai été surpris et ravi par cette décision », dit-il assis dans son bureau, au cœur d’un quartier huppé de Saint-Louis, au Missouri.« Mais je reste prudemment optimiste pour la suite des choses. Les modalités d’indemnisation ne sont pas encore claires, et plusieurs républicains, dont le chef de la majorité au Sénat, ont émis des doutes sur ce Fonds, alors je reste heureux, mais je retiens mon souffle », ajoute Mark McCloskey qui prétend avoir fait l’expérience lui-même de ce harcèlement par le système et la justice.En 2020, lui et sa femme ont été propulsés sous les projecteurs nationaux après la diffusion d’une vidéo virale les montrant devant leur domicile en train de pointer des armes à feu sur des manifestants défilant pour dénoncer les injustices raciales. Le couple a plaidé coupable l’année suivante à des accusations de voies de fait et de harcèlement avec une arme semi-automatique. Ils ont été graciés par le gouverneur du Missouri en 2024, leur dossier criminel a été effacé, mais leurs réputations, selon lui, sont toujours entachées.