Une manifestation contre le fond « anti-instrumentalisation » de Donald Trump devant le Capitol à Washington, le 2 juin 2026. KENT NISHIMURA/AFP

Le projet « anti-instrumentalisation » de la justice de l’administration Trump, qui aurait notamment servi à indemniser les partisans du président américain poursuivis, ne verra finalement pas le jour.

« Nous ne poursuivons pas la création de ce fonds », a affirmé le ministre de la justice par intérim, Todd Blanche – ancien avocat personnel de Donald Trump –, lors d’une audition, mardi 2 juin, devant une commission de la Chambre des représentants.

« Le fonds n’avait pas été mis en place, aucun de ses membres n’avait été nommé et aucune demande d’indemnisation ne lui avait encore été présentée », a souligné le ministre, assurant que cette renonciation ne nécessitait aucun document écrit.

L’administration Trump avait pris acte lundi d’une décision judiciaire gelant provisoirement ce fonds doté de près d’1,8 milliard de dollars (plus de 1,5 milliard d’euros), signalant ainsi qu’elle pourrait y renoncer, face à l’opposition des démocrates, mais aussi d’élus républicains. « Ce fonds était ouvert à quiconque a été victime d’une instrumentalisation de la justice, ciblé ou persécuté, qu’il soit démocrate, républicain, conservateur, indépendant ou autre », a affirmé, lundi, le ministère de la justice dans un communiqué sur X. Il a exprimé son « profond désaccord » avec la décision de justice, mais assuré qu’il la « respecterait ».