Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Chimie Chimie Chimie La chercheuse belge, qui reçoit mardi 2 juin le Grand Prix scientifique 2026 de la Fondation Simone et Cino Del Duca, a toujours refusé de s’imposer des barrières. Arrivée en 1998 à l’université britannique d’Oxford, elle a depuis consacré sa vie au travail. Article réservé aux abonnés Remiser un Nobel aux oubliettes ne faisait pas partie des objectifs de Véronique Gouverneur. Mais le procédé que la professeure de chimie à Oxford a découvert pour produire du fluor est susceptible de remettre en cause cent cinquante ans de pratique de l’industrie. Cette chercheuse belge, dont le tableau de chasse est déjà orné de plusieurs trophées, va recevoir le Grand Prix scientifique 2026 de la Fondation Simone et Cino Del Duca, doté de 275 000 euros, a annoncé le mardi 2 juin cette fondation. « Elle a marqué la chimie du fluor par des travaux très novateurs sur le plan scientifique et dont les applications sont concrètes », salue Frédéric Taran, chef du service de chimie bio-organique et de marquage au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, qui ne cache pas son admiration pour son ancienne collègue. C’est en 1886 qu’Henri Moissan isole le fluor en réalisant l’électrolyse d’un mélange de fluorure de potassium (KF) et d’acide fluorhydrique (HF), ce qui lui vaudra le Nobel de chimie vingt ans plus tard. Or, cet acide est particulièrement toxique, mortel, explosif et polluant. Mais on ne sait pas faire autrement pour extraire à partir du spath fluor (le minerai) ce gaz dont les propriétés, nous y reviendrons, ne se limitent pas à ce qu’en disent les publicités pour le dentifrice. Il vous reste 85.31% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.