Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Sciences Sciences Sciences Zoologie Zoologie Zoologie Plusieurs mécanismes ont déjà été présentés pour expliquer le sens de l’orientation de ces volatiles, qui passe notamment par la détection du champ magnétique terrestre. Le dernier en date se penche sur le rôle possible des macrophages, des cellules qui piègent les particules d’ions ferriques de l’organisme. Article réservé aux abonnés Et de quatre ! Pour expliquer la fantastique capacité des pigeons voyageurs à s’orienter, une équipe allemande vient de proposer un quatrième mécanisme, dans Science, le 28 mai – tout aussi complexe que les trois précédents, et demandant tout autant des confirmations. Des décennies d’études ont montré que l’orientation de ces oiseaux passe notamment par la détection du champ magnétique terrestre, mais pas exclusivement, des repères visuels ou olfactifs pouvant entrer en jeu. Cependant, le vrai débat consiste à savoir comment les volatiles perçoivent ce champ. Pour les uns, ce serait grâce à des cristaux magnétiques logés dans le bec et reliés au cerveau par un nerf crânien. Pour d’autres, un mécanisme liant lumière, champ magnétique et une molécule de l’œil, le cryptochrome, provoquerait des réactions chimiques différentes selon le champ. Enfin, un troisième camp soupçonne l’oreille interne, qui abriterait des cellules susceptibles de détecter un courant électrique induit par le déplacement de la tête du pigeon dans le champ magnétique local. Pour la dernière équipe, ce n’est ni le bec, ni l’œil, ni l’oreille, mais le foie. Celui-ci possède de grosses cellules, les macrophages, qui servent de système de défense et piègent notamment les particules d’ions ferriques « traînant » dans l’organisme. La concentration est telle en leur sein qu’une aimantation peut apparaître sous l’effet d’un champ magnétique extérieur. L’innervation du foie à proximité de ces macrophages expliquerait alors la remontée de ce signal vers le cerveau. Il vous reste 57.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.