La photo d’un rassemblement survenu samedi à Shawinigan dont les participants brandissaient une banderole marquée de l’inscription « Je me souviens d’un Québec blanc » a fait le tour du Web cette fin de semaine. Si l’identité des manifestants était incertaine jusqu’à ce que le groupuscule Second Sons Canada confirme, lundi, être à l’origine de ce geste, plusieurs indices laissaient déjà entrevoir que ce groupe « masculin nationaliste » en était l’auteur.

Bien que l’image diffusée sur Facebook était de mauvaise qualité, on pouvait y reconnaître la casquette, le foulard blanc camouflant le visage et le chandail foncé muni d’un emblème que portaient les participants. Ces habits ressemblaient fortement à ceux portés par des membres de Second Sons lors d’autres apparitions publiques. Les drapeaux noir et rouge brandis aux côtés de la banderole affichant des propos racistes étaient aussi semblables à ceux utilisés par Second Sons dans divers contextes.Une revendication tardiveAvant lundi après-midi, le groupe n’avait pas revendiqué l’action de samedi sur ses différents réseaux sociaux. Des membres avaient toutefois diffusé des commentaires en lien avec l’événement sur leurs comptes personnels. Ce fut notamment le cas du chef de la division québécoise de Second Sons Canada, Shawn Beauvais MacDonald.Sur X, celui qui se réclame ouvertement d’idéaux néonazis et d’extrême droite sur ses différentes plateformes avait écrit au moins trois publications faisant allusion à la participation de son groupe à la manifestation.Sur son compte Telegram, M. Beauvais MacDonald était allé plus loin. Dans une vidéo, il montrait un extrait d’une publication du groupe Montréal antifasciste affirmant que les activités du Frontenac Active Club (un autre nom que porte son groupe) « stagn[ait] et que le groupe ne montr[ait] que peu de signes de vie ». S’ensuivait un montage de différents articles et de réactions de la classe politique à la manifestation de samedi, le tout accompagné d’une musique carnavalesque.