Le coup d’éclat tenu samedi dans un parc de Shawinigan par un groupuscule suprémaciste « n’est pas un cas isolé », selon un collectif de lutte contre le racisme de Québec. « Il y a une recrudescence de la haine raciale au Québec », constate ce dernier. « Des citoyens commencent à haïr leurs voisins sur la base de leur foi ou de leur peau. »Il n’y a plus une semaine qui passe sans qu’un cas d’actes haineux parvienne aux oreilles du Collectif de lutte et d’action contre le racisme (CLAR). « Une fois par semaine, c’est même un minimum », précise Peterson Antenor, agent de projet en défense des droits collectifs au CLAR.
Un graffiti, mis en lumière sur Instagram et rapporté par Le Soleil mardi, crache une xénophobie haineuse à l’encontre des musulmans près du parc du Foulon. En octobre, c’était un banc situé sur les plaines d’Abraham qui portait une inscription raciste à l’égard de la population noire de la capitale.Mardi encore, l’inscription « FLQ » a fait son apparition sur la vitrine de la mosquée Al Athar du secteur Limoilou et les trottoirs qui ceinturent son immeuble. Sans que ce graffiti porte en soi un caractère raciste, il s’inscrit dans un contexte de « recrudescence des actes haineux », selon le CLAR, et survient dans un climat social tendu.









