Publié le 01/06/2026 22:19
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Dans plusieurs restaurants français, les menus "anti-crise" à prix serrés séduisent une clientèle en quête de solutions face à l’inflation. À 10 euros en moyenne, ces formules permettent de continuer à sortir au restaurant, tout en obligeant les professionnels à une gestion ultra-précise des coûts.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.Dans un restaurant à Nancy (Meurthe-et-Moselle), un menu a plus de succès que les autres : un menu anti-crise. Une infirmière et un agent EDF sont justement venus pour le prix ils racontent : "Pour 10 euros, c'est vraiment ce qui nous a permis de venir. En plus, on a trois enfants. Dès qu'on veut se faire, ne serait-ce qu'un simple McDo, c'est 80 ou 100 euros. Là, ça permet de faire une petite sortie."Chaque midi, plus d'un client sur deux commande le menu à 10 euros. À la carte ce jour-là, une entrée à base de pommes de terre et de carottes, des pâtes au fromage et des fraises en dessert. Une formule élaborée par Marie-Odile Peter, qui vérifie au grain près les assiettes. Chaque menu doit coûter 3,50 euros maximum à fabrication. À ce prix-là souvent, pas de viande ni de poisson trop cher. C'est un travail d'équilibriste. "Les fraises, c'est 4 euros le kilo. C'est sûr, c'est un produit phare de notre menu, mais là, avec l'entrée, j'évite la carotte, la pomme de terre, c'est ce qui coûte le moins cher" détaille la cheffe de cuisine et cogérante du restaurant L’arrosoir.Des prix serrés au maximum. Alors pour gagner de l'argent, le gérant mise sur les à-côtés. "sur une table, on a 6 menus anti-crise. La petite cerise sur le gâteau, c'est qu'ils ont pris 5 boissons pour 25 euros. Du fait que ce prix soit relativement faible, ça donne envie à nos clients de se faire plaisir" souligne Jérôme Espiand cogérant du restaurant L’arrosoir. Pari gagnant pour le restaurateur : plus de 30% de fréquentation le midi en semaine.Des menus à prix bas qui se multiplient dans les restaurants. Comptez entre 5 et 16 euros en moyenne. Près de Dieppe, un établissement propose entrée, plat, dessert à 10 euros. La patronne Marie Charlet ne doit pas dépasser 3,50 euros par menu pour ses aliments. Une fois par semaine, elle rend visite à son maraîcher. Des salades gratuites ce jour-là. Elle établit son menu en fonction des légumes offerts. Pour la viande et le poisson, elle négocie avec son grossiste pour tirer les prix vers le bas. En cuisine ce soir-là pour réduire les coûts, des chutes de saumon en entrée. Et pour le plat, des crevettes achetées à moins 10% car la date limite de consommation était courte. "Je vais proposer peut-être plus souvent les mêmes menus. Je vais essayer de varier mais il y a beaucoup de choses qui reviennent parce que c'est les bases du pas cher" explique Marie Charlet gérante du restaurant Le Marquis.Grâce à ce menu anti-crise, le nombre de couverts a triplé les jeudis et vendredis soirs.







