Publié le 01/06/2026 16:20

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Au large de Brest dimanche 31 mai, un nouveau pétrolier russe qui a été arraisonné par la Marine Nationale, a annoncé Emmanuel Macron. Il s'agit du quatrième bateau intercepté par la France, engagée dans la lutte contre la "flotte fantôme" russe. Le navire est désormais escorté vers un point de mouillage.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.Le capitaine d’un pétrolier, de nationalité russe, refuse d’obtempérer à plusieurs reprises, dimanche 31 mai. Des hommes de la Marine nationale décident alors d’arraisonner le navire, en plein milieu de l’océan atlantique, à l’ouest de la pointe bretonne. Le pétrolier, le Tagor, est alors contrôlé de fond en comble, soupçonné d’arborer un faux pavillon du Cameroun. "Après la montée à bord de l’équipe de visite, l’examen des documents a confirmé les doutes quant à l’irrégularité du pavillon arboré", affirme la préfecture maritime de l'Atlantique. Le pétrolier arraisonné à 700 km de Brest (Finistère), est parti de Mourmansk, à l’extrême nord de la Russie. Sous sanction des États-unis, de l’Union européenne et du Royaume-Uni, il est soupçonné de transporter du pétrole russe ou iranien. Le navire a été localisé pour la dernière fois grâce à sa balise le 26 mail, au large de la Norvège, avant de l’éteindre pour échapper aux sanctions internationales. De plus, le Tagor a changé de nom et de pavillon à de multiples reprises. La technique est largement utilisée par les navires appartenant à la "flotte fantôme" russe. "Les Russes essayent de dissimuler leurs exploitations pétrolières. Ce n’est pas que le trafic maritime russe soit interdit, que le pétrole russe soit interdit, mais on essaye de les contrarier. Et dans le cadre de cette contrariété menée par les Occidentaux, les navires se cachent", explique Paul Tourret, le directeur de l'Institut supérieur de l'économie maritime. De son côté, Le Kremlin critique vivement l’arraisonnement. "Nous considérons ces actes comme illégitimes. C’est à la limite du piratage international", a réagi Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. Le navire est actuellement toujours escorté par la Marine vers un point de mouillage. Il est le quatrième bateau soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme russe, interpellé depuis le début de l’année.