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Le commandant du Tagor, pétrolier suspecté d'appartenir à la flotte fantôme russe et arraisonné dans l'océan Atlantique par la Marine française, a été placé en garde à vue mardi, a annoncé le procureur de Brest Stéphane Kellenberger, ce mercredi 3 juin.

Le commandant, de nationalité russe, est poursuivi pour "défaut de pavillon" et "refus d'obtempérer en mer". Il encourt jusqu'à un "an d’emprisonnement et 150.000 euros d'amende" pour chacune de ces infractions, ainsi que la confiscation du navire. L'armateur, "en cours d'identification", est susceptible de faire l'objet des mêmes poursuites, a précisé le magistrat dans un communiqué.

Les faits remontent au 31 mai 2026, lorsque le pétrolier a été arraisonné à plus de 400 milles nautiques des côtes françaises. L'opération a été menée sur décision judiciaire, en application de l'article 110 de la convention de Montego Bay, en raison de soupçons de défaut de pavillon et de refus d'obtempérer en mer.

Une visite administrative de sécurité en coursSelon le parquet de Brest, le déroutement du navire a ensuite été décidé, celui-ci ayant été acheminé vers la baie de Douarnenez (Finistère) où il est arrivé le 2 juin 2026. À son arrivée dans les eaux intérieures, les mesures restrictives concernant l'équipage "ont pris fin", à l'exception du commandant, toujours en garde à vue, confiée à la Gendarmerie maritime.