Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Enseignement supérieur Enseignement supérieur Enseignement supérieur Examiné au Sénat lundi 1ᵉʳ juin, le texte porté par le ministre de l’enseignement supérieur fait le pari que les écoles privées en quête de reconnaissance rejoindront Parcoursup, ce qui est loin d’être acquis. Pour les universités, il constitue une remise en cause d’une de leurs dernières prérogatives : la délivrance des grades et diplômes. Article réservé aux abonnés Instaurer des règles dans un paysage qui n’en avait pas. Telle est l’ambition du projet de loi de régulation de l’enseignement supérieur privé, qui doit être débattu lundi 1er juin en séance publique au Sénat. Porté par le développement massif de l’apprentissage depuis la loi « avenir professionnel » de 2018, le secteur privé est en plein boom et compte près de 800 000 étudiants, soit plus d’un quart des effectifs en 2024-2025. Ces cinq dernières années, 500 nouveaux centres de formation d’apprentis ont ouvert chaque année, selon le rapporteur du texte, le sénateur (Les Républicains) du Maine-et-Loire Stéphane Piednoir. Face à une telle croissance, les crédits des aides publiques à l’apprentissage dans le supérieur (10,3 milliards d’euros en 2024) ont progressé de 500 % depuis 2018. « Cette évolution quantitative pose en elle-même un défi aux pouvoirs publics, puisque les outils de l’encadrement et du contrôle des établissements privés n’ont pas été prévus pour de tels volumes », soulignait le sénateur lors de l’examen du texte en commission, le 20 mai. Deux niveaux de reconnaissance Il vous reste 85.83% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Régulation de l’enseignement supérieur privé : un projet de loi faussement « consensuel »
Examiné au Sénat lundi 1ᵉʳ juin, le texte porté par le ministre de l’enseignement supérieur fait le pari que les écoles privées en quête de reconnaissance rejoindront Parcoursup, ce qui est loin d’être acquis. Pour les universités, il constitue une remise en cause d’une de leurs dernières prérogatives : la délivrance des grades et diplômes.









