Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Elon Musk Elon Musk Elon Musk Analyse Arnaud Leparmentier San Francisco, correspondant L’entrée en Bourse à venir de l’entreprise détenue à moins de 50 % par le milliardaire américain la valorise à près de 2 000 milliards de dollars. Un montant qui repose sur la réussite, à horizon financier raisonnable, de projets tels que l’implantation d’une colonie sur Mars ou la création de data centers dans l’espace. Publié aujourd’hui à 15h03 Temps de Lecture 3 min. Article réservé aux abonnés Mille milliards de dollars : c’est la fortune dont disposera Elon Musk dans les prochaines semaines si l’introduction en Bourse de SpaceX, le 12 juin, se déroule au prix prévu, proche de 2 000 milliards de dollars (1 700 milliards d’euros). Le multientrepreneur, fondateur de SpaceX et développeur de Tesla, sera alors l’homme le plus riche du monde, avec une fortune équivalente à 3,1 % de la richesse nationale américaine, dépassant de loin la fortune du magnat du pétrole John D. Rockefeller en 1913, à la veille du démantèlement de son empire pétrolier. L’affaire va déclencher un nouveau débat sur la fortune hors de contrôle des milliardaires de la tech. Mais, avant de s’y attarder, un détour semble nécessaire. A y regarder de près, cette fortune (plus de 50 % de SpaceX et 20 % de Tesla, essentiellement) semble de papier, en tout cas très surévaluée. Elon Musk n’est pas seulement l’homme le plus riche du monde : il parvient à réaliser une des plus grandes mystifications de l’histoire, digne de la faillite de John Law (1671-1729), ce financier écossais qui vendit un eldorado boursier après la mort de Louis XIV et promettant des richesses immenses dans les plaines du Mississippi. Il vous reste 78.8% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.