Le milliardaire gardera le contrôle de l'entreprise, en conservant un peu moins de la moitié du capital mais plus de 80% des droits de vote, selon les documents déposés auprès de la SEC. Et l'opération pourrait permettre à sa fortune personnelle de franchir la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars.
Publié le 04/06/2026 15:08
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Panneaux SpaceX à l'extérieur des installations de Space Exploration Technologies Corp, à Hawthorne, en Californie, le 3 juin 2026. (MICHAEL YANOW / NURPHOTO / AFP)
Elon Musk vise la plus grande entrée en Bourse de l'histoire avec sa société SpaceX, qui espère obtenir 75 milliards de dollars pour financer ses projets de voyage vers Mars et de centres de données dans l'espace. L'opération, qui pourrait intervenir dès le 12 juin, viendra exploser le record de levée de fonds lors d'une entrée en Bourse : c'est trois fois le montant levé en 2019 par le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco. Selon des documents publiés mercredi 3 juin par le gendarme boursier américain (SEC), l'entreprise aérospatiale va mettre en vente plus de 555 millions d'actions au prix unitaire de 135 dollars. Et elle ajoutera des titres en cas de forte demande.A ce prix, SpaceX affichera une valorisation stratosphérique de 1 765 milliards de dollars, la plaçant directement parmi les poids lourds de Wall Street. C'est plus que le constructeur de véhicules électriques Tesla, l'autre joyau de l'homme le plus riche du monde. Il pourrait d'ailleurs finir par les fusionner, selon Dan Ives, analyste de Wedbush Securities. Elon Musk "souhaite détenir et contrôler une plus grande partie de l'écosystème de l'intelligence artificielle et, étape par étape, le Saint Graal pourrait consister à combiner d'une manière ou d'une autre SpaceX et Tesla afin de créer un lien entre ces deux géants de la technologie qui cherchent à mener la révolution de l'IA", note-t-il."SpaceX est étroitement liée au succès d'Elon Musk, qui occupe les fonctions de directeur général, directeur technique et président du conseil d'administration", rappelle Thomas Shipp, du gestionnaire de fortune LPL Financial. Le milliardaire gardera le contrôle de l'entreprise, en conservant un peu moins de la moitié du capital mais plus de 80% des droits de vote, selon les documents déposés auprès de la SEC. Et l'opération pourrait permettre à sa fortune personnelle de franchir la barre symbolique des 1 000 milliards de dollars.













