Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Salvador Salvador Salvador Alors que 1,9 % de la population est incarcérée dans le cadre de la lutte contre les groupes criminels, des procès collectifs sont organisés dans le plus grand secret, à huis clos, sans individualisation des incriminations et avec des preuves très incertaines. Article réservé aux abonnés Il faut le dire d’emblée : on ne sait presque rien des procès collectifs en cours, depuis le mois de janvier, contre des membres présumés des gangs au Salvador. Ce petit pays d’Amérique centrale vit sous un état d’urgence depuis 2022, décrété pour lutter contre les groupes criminels. Depuis lors, 90 0000 personnes ont été mises sous les verrous et le taux d’incarcération y est le plus élevé au monde (1,9 % de la population). « On ne sait même pas le nombre exact de procès qui se déroulent aujourd’hui ni le chiffre total des accusés, jugés ensemble, explique Ana Maria Mendez, directrice du Bureau de Washington pour l’Amérique latine. Plusieurs ont commencé, ces derniers mois, sans être rendus publics. En revanche, le président Nayib Bukele a choisi de communiquer sur le “mégaprocès” contre la Mara Salvatrucha [MS-13]. » Ce procès collectif a débuté le 21 avril contre 486 membres présumés et 22 chefs de la MS-13, l’un des deux gangs qui a fait régner la terreur dans le pays pendant vingt ans. Les prévenus sont accusés, ensemble, de plus de 9 000 crimes et de 47 000 délits, commis entre 2012 et 2022. Les seules images de ce procès à huis clos montrent des prisonniers assis sur des chaises en plastique face à des écrans. Il se tient au siège du parquet, et de manière virtuelle pour les accusés, restés en prison. Pour le raconter, la presse locale ne peut que reprendre les communiqués du ministère public. Celui-ci assure qu’il a présenté pendant la phase d’accusation des preuves matérielles – 50 vidéos, 123 audios et 27 000 documents – et des témoins. Il vous reste 69.51% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Salvador, la justice expéditive de Nayib Bukele contre les membres de gangs
Alors que 1,9 % de la population est incarcérée dans le cadre de la lutte contre les groupes criminels, des procès collectifs sont organisés dans le plus grand secret, à huis clos, sans individualisation des incriminations et avec des preuves très incertaines.










